22/02/2004

St Séverin en Condroz

logocentre

 


Le 3et 4 ,5 juillet 2004
fêstivité du village

le 24/10/2004 Fêtes du VTT
Organisation Comité des Fêtes de St Séverin





Saint-Séverin,

une synthèse de son histoire ...

L’Histoire du village est étroitement liée à la fondation d'un prieuré Clunisien, en 1091. Le comte de Clermont Gislebert cède à l'abbaye des Saints-Pierre-et-Paul de Cluny (Bourgogne) l'église de Saint-Symphorien qui, vers le XII e s., deviendra Saint-Séverin. Moines et prieurs s'attachent à construire une nouvelle église et un prieuré qu'ils occuperont jusqu'au début du XVI e s.

À cette date, délaissé par les Clunisiens, le prieuré est intégré à la mense épiscopale de Liège. Érard de la Marck y est alors prince-évêque, et c'est durant son règne, long de 33 ans, que la ville de Liège renaîtra des cendres laissées par Charles le Téméraire, et à qui elle doit nombre de monuments prestigieux.

Le domaine Saint-Séverinois est confié à des administrateurs : Antoine de la Marck (1530-1535), Arnold de Bocholtz (1568). En 1574 le prince-évêque « Gérard de Groesbeek » cède les revenus du prieuré aux jésuites de Liège, qui l'administreront jusqu'en 1773.

On peut admirer, à l'intérieur des fonts baptismaux du XII e s., plusieurs sculptures des XV e et XVI e s. ainsi que le mobilier du XVIII e s.

Les deux fermes du prieuré sont saisies comme biens nationaux et vendues en 1798, tandis que l'église et le presbytère deviennent propriété de la fabrique d'église en 1809. L'église actuelle a été construite entre 1136 et 1145 ; c'est un des plus beaux monuments romans de nos régions. L'église, délabrée, faillit être détruite en 1846. Classée en 1851, elle allait être restaurée progressivement (chœur, transept et absides en 1862, nefs en 1900). Les dernières modifications de 1915 lui donnent son aspect actuel.

L'église et le presbytère furent classés par la Région wallonne « monuments historiques » en 1933, et l'ensemble du site en 1985.

La ferme du prieuré est également d'origine Clunisienne, appelée aussi « Grande Cense », elle fut exploitée au début du siècle par la famille Souris, suivie par la famille Defechereux, dont le père fut bourgmestre de la commune ; leur succéda la famille Dejardin qui en est actuellement à la deuxième et bientôt troisième génération.

Saint-Séverin ne se limite pas à cet ensemble remarquable, d'autres habitations, généralement d'anciennes fermes en grès datant des XVIII et XIX e s. donnent à la rue Engihoul et à l'ensemble de la place un caractère particulier.


L'étang fait également partie du périmètre historique de l’église, il a aussi sa légende.

On dit qu' :

Une dame se présenta aux moines, demandant l'hébergement contre la promesse de rendre l'étang poissonneux.

La gourmandise des moines aidant, ils accédèrent à sa demande.
Les lignes à peine plongées dans l'étang, de grasses carpes se précipitèrent sur les hameçons, ce fut festin chez les gourmands, mais la dame n'était autre qu'une envoyée du diable.

Bientôt les moines tombèrent malades, et durent contrits et repentants s'en ouvrir à leur abbé, qui exclut le père Hilaron et condamna les moines au jeûne et au nettoyage de l'étang qui ne devait plus accueillir de poissons.

Ce n'est certes plus le cas, les membres de la Canne Saint-Séverinoise pourront vous le prouver.

Saint-Séverin, sa vie associative ...

Bien que depuis quelques années le village ait perdu ses commerces et son café, ce qui est regrettable sur le plan de la convivialité, Saint-Séverin conserve une vie associative importante. On se souvient du jeu de Bethléem qui se déroula à Noël de 1949 à 1973. Il relatait l'histoire de la nativité dans des décors réalisés par les villageois au son de nos vieux Noëls wallons.

C'est aussi Saint-Séverin, jumelé avec Saint-Séverin en Charentes, qui permet des échanges réguliers et festifs entre les deux communautés Saint-Séverinoises.

C'est aussi la Grande Fête de Notre Dame del plovinette (visitation) qui se déroule le dimanche suivant le 2 juillet (la petite fête ayant lieu en octobre). Cette fête réunit les villageois, mais s'ouvre également vers l'extérieur en accueillant une marche ADEPS, une brocante et plusieurs activités culturelles.

Sans oublier "La Romane", bière brassée spécialement pour la confrérie et qui est proposée en trois goûts, à vous de choisir...



La Romane

Pardi ! A quoi bon remuer le “ moût ” si rien de concret n’en sort ?
Le Comité des Fêtes de Saint-Séverin se laisse prendre au jeu ! !

Un village placé depuis des siècles à l’ombre d’une église romane où vécurent des moines de Cluny se devait de recréer un breuvage hautement symbolique.

Le 6 mars 1999, Gilbert Heusdain (Amateur de bonnes bières belges) a donc eu le privilège (et aussi le plaisir) de mettre en contact Guy Mottet (Président du Comité des Fêtes de Saint-Séverin) et Pierre Jacob, un jeune brasseur d’Ambly (Nassogne)

Pierre Jacob, un jeune ingénieur en industrie agro-alimentaire, a en effet choisi la voie houblonnée pour se lancer professionnellement. Un choix qui ne s’assimile pas à de la petite bière, car n’est pas fils de “ Cambrinus ” qui veut.

Depuis 1996, il a mis définitivement au point une bière ambrée, au taux d’alcool bien dosé, sans être excessif, de 7% vol.

« A portée de nez, elle dégage un parfum de caramel amer. Elle révèle un certain piquant sur la langue et beaucoup de fraîcheur au palais et en arrière bouche. Elle ne contient que des ingrédients naturels, ce qui donne à son perlé beaucoup de finesse et de vivacité, mais sans mousse abondante ». (extrait du Vif l’Express)

Les premiers brassins furent testés entre amis, avec un certain bonheur. Elle s’appelait alors tout simplement « Cuvée d’Ambly ». Le nom de baptême de cette Ardennaise changea aussi en prenant comme patron « Saint-Monon ».

Sa belle rousse savoureuse et bien houblonnée, Pierre Jacob accepte de l’adapter pour créer une bière propre au village de Saint-Séverin, une bière franche, ne cachant pas ses mérites par un goût sucré trompeur.

Et c’est ainsi, pour le plaisir de vos papilles, Saint-Arnould, Saint-Monon et Saint-Séverin veillent sur la destinée d’une bière dont nous sommes fiers, « La Romane de Saint-Séverin ».

Devinez qui en bave de plaisir … À la vôtre, à la nôtre, à notre bière …

Aujourd'hui, La Romane est connue bien au delà des nos frontières, afin de lui conservé son caractère convivial et artisanal, elle ne se trouve à la vente qu'à la Ferme du Rouwa, Rue El Rouwe à Saint-Séverin.

La Romane

Vous avez découvert la « La Romane » et vous allez pouvoir vous en régaler !

Mais pour qu'elle vous dévoile toutes ses qualités, quelques conseils ne sont peut-être pas superflus.

Conseils d’un amateur averti ...

Vous avez ramené chez vous quelques bonnes bouteilles; ne vous précipitez pas sur le tire-bouchon, « La Romane » est une bière vivante refermentée en bouteille, elle contient donc des levures, laissez-la reposer quelques jours en cave, à l'abri de la lumière mais de grâce, pas dans le réfrigérateur, vous risqueriez de tuer votre bière qui deviendrait une lavasse plate et insipide. Gardez-la debout s'il s'agit de quelques jours mais couchée si c'est pour plus longtemps.

Une heure avant de la consommer, amenez la à la bonne température de dégustation, 8 à 10° voir 12° pour la Brune et celle au miel, c'est alors qu'elle dégagera ses arômes les plus subtils … mais attention, manipulez vos bouteilles avec douceur, sinon à quoi bon les laisser reposer.

Préparez vos verres à dégustation, plus larges en bas plus étroits vers le haut. Lavez-les à l'eau claire, surtout pas de détergent, rincez-les juste avant de servir, sans les essuyer.

Invitez quelques amis, « La Romane » est une bière conviviale qui semble encore meilleure lorsqu'elle est en bonne compagnie ...

Rassemblez les verres près de vous, avec pondération, enlevez la capsule puis tirez gentiment le bouchon, du calme, elle ne va pas s'en aller... Servez le premier verre en l'inclinant puis en le redressant au fur et à mesure, lorsqu'il est plein; ne redressez pas la bouteille, servez dans la foulée le deuxième puis le troisième verre. S'il reste de la bière dans la bouteille, redressez-la délicatement et posez-la.

Ca y est, vous pouvez y aller !

une petite goulée pour rincer la bouche et puis une autre pour goûter pleinement le nectar ... et là plus question de dire du mal de la voisine ou de déblatérer vos confrères; le seul sujet de conversation sera… « La ROMANE » avec une bonne blague de temps en temps, à propos, vous connaissez l'histoire du gars dont le père était stérile ?

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11:52 Écrit par jeannick | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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