• Les dates


    Le 3et 4 ,5 juillet 2004
    fêstivité du village

    le 24/10/2004 Fêtes du VTT
    Organisation Comité des Fêtes de St Séverin


  • Saint Séverin

    Cette petite commune fait partie de l’entité de Nandrin.

    Située à 30 Km de Liège et à peine 15km de Huy, elle est traversée par la Nationale 63, connue sous le nom de Route du Condroz.

    L’entité de Nandrin est constituée des anciennes communes de

     Villers Le Temple, Saint Séverin,Yernée Fraineux , Nandrin et d’une partie d’Abée –Scry (Quatre Bras ).

    Saint Séverin est l’un des joyaux de cette entité.

    Ce gros village tranquille trouve ses origines dans la fondation d’un prieuré Clunisien en 1091.

    Le Comte de Clermont Gislebert cède à l’abbaye des Saint Pierre et Paul de Cluny en Bourgogne l’église de Saint-Symphorien qui, vers le XII siècle, deviendra Saint Séverin. Les moines et prieurs, selon leur vocation et leur devoir de moines bâtisseurs viennent défricher et y construire une nouvelle église et un prieuré qu’ils occuperont jusqu’au début du XVI siècle. Le nom de «prieuré de Saint Séverin» est, lui, mentionné dés 1107, dans les « Gesta Abbatum Trudonensium ». Les moines Bénédictins de Cluny occuperont  le prieuré jusqu’à la mort de Jean IX de Presseux, abbé du Val-Saint-Lambert. Vers 1513, les biens sont réunis à la mense épiscopale sous le règne d’Erard de la Marck (1505-1538). Pour des raisons inconnues, les Clunisiens vont quitter ce prieuré qui sera alors intégré à la mense épiscopale de Liège.

     

    La Renaissance Liégeoise

     

    C’est l’époque où Liège cherche à renaître des cendres laissées par Charles le Téméraire. Cet énergumène à coté duquel la Gestapo et les SS font figure d’enfants de cœur organisera le 30 octobre 1468 un massacre à classer dans les pages les plus noires de l’histoire européenne. Des centaines de Liégeois sont ligotés les uns aux autres et jetés dans la Meuse. Liège, la cité aux 26 clochers, fut brûlée, pillée, détruite, pendant 5 semaines. Devant l’histoire elle devient alors et reste la cité ardente. Pour se faire pardonner de ses crimes, Marie de Bourgogne, la fille du bourreau de Liège offrira à la cité ardente nombre de monuments prestigieux et de trésors qui ont enrichi la Cathédrale Saint Lambert. La révolution française dispersera ce patrimoine en grande partie. Erard de la Marck est alors prince évêque. Son règne, long de 33 ans, est connu pour être celui de la renaissance liégeoise. Le domaine Saint-Séverinois est confié à des administrateurs : Antoine de la Marck (1530-1535), Arnold de Bocholtz (1568). En 1574, le prince évêque Gérard de groesbeek cède les revenus du prieuré aux jésuites de Liège, qui l’administreront jusqu’en 1773. L’église, délabrée, faillit être détruite en 1846. Classée en 1851, elle allait être restaurée progressivement (chœur, transept et absides en 1862, nerfs en 1900). L’église fut construite sous le règne de l’Evêque Aberon II (1138-1145) qui se fit protecteur de cette maison et en consacra l’autel. L’église et le prebytère furent classés par la Région Wallonne « monuments historiques » en 1933 et l’ensemble du site, en 1985. Les modifications de 1915 lui donne son aspect actuel. Mais c’est en 1947 que l’abbé THUNUS s’attèle à la restauration de l’église qui sera achevée e »n 1966. (« 1949-1969 : Saint Séverin en Condroz » par l’abbé Pierre THUNUS). On peut admirer, à l’intérieur des fonts baptismaux du 12 siècle, plusieurs sculptures des 15 et 16 siècle ainsi que le mobilier du 18 siècle.

     

    Encore un coup des macrâles

     

    Le village de Saint Séverin ne se limite pas à cet ensemble remarquable, d’autres habitations, généralement d’anciennes fermes en grés datant des 18 et 19 siècles. L’étang qui fait miroir sur la place de l’église et aussi le théâtre d’une légende.

    Une dame inconnue se présenta au prieuré des moines et demanda le gîte et le couvert contre la promesse de rendre l’étang poissonneux. Devant cette aubaine, les moines accédèrent à sa demande. Et de fait, la pêche miraculeuse eut lieu. De grosses et grasses carpes arrivèrent sur les tables du prieuré, mais la dame, sans doute une macrâle d’Haccourt ou d’Ouffet, n’était autre qu’une envoyée du diable.

    Bientôt, les moines tombèrent malades et furent obligés de s’expliquer à leur père abbé. Les moines furent condamnés au jeûne et au nettoyage de l’étang qui ne devait plus accueillir de poissons.

     

    Une révélation

     

    Si les moines ont disparu … il reste une tradition qui aurait pu être la leur : Saint Séverin a sa bière : « La Romane », bière brassée spécialement pour la confrérie et qui est proposée en trois goûts… Pensez donc, un village placé depuis des siècles à l’ombre d’une église romane où vécurent des moines de Cluny se devait de recréer un breuvage attaché aux traditions monastiques.

    Le 6 mars 1999, Gilbert Heusdain a l’idée de mettre en contact Guy Mottet (Président du comité des fêtes de Saint Séverin) et Pierre Jacob, un jeune brasseur d’Ambly (Nassogne). Le résultat est une bière ambrée qui dégage un parfum de caramel amer. Elle ne contient que des ingrédients naturels. La belle rousse est une adaptation exclusive au village de Saint Séverin. Et c’est ainsi que Saint-Arnould, Saint-Monon et Saint Séverin veillent sur la destinée d’une bière que vous trouverez en vente à la ferme du Rouwa, Rue El Rouwe, à Saint Séverin.

     

    L’art de servir une bière

     

    La Romane est une bière vivante refermentée en bouteille. Elle contient donc des levures. Laissez-la reposer quelques jours en cave, à  l’abri de la lumière, mais pas dans le réfrigérateur, vous risqueriez de tuer votre bière qui deviendrait une sauce plate et insipide. Gardez-la debout s’il s’agit de quelques jours, mais couchée si vous la stockez plus longtemps. Une heure avant de la consommer, amenez-la à la bonne température de dégustation, (8 à 10° voir 12° pour la Brune et celle au miel), c’est alors qu’elle dégagera ses arômes les plus subtils…, mais attention, manipulez vos bouteilles avec douceur, sinon à quoi bon les laisser reposer. Préparez vos verres à dégustation, plus larges en bas, plus étroits vers le haut. Lavez-les à l’eau claire, sans détergent, rincez-les juste avant de servir, sans les essuyer. Rassemblez les verres prés de vous, enlevez la capsule puis tirez doucement le bouchon… Servez le premier verre en l’inclinant puis en le redressant au fur et à mesure, lorsqu’il est plein ; ne redressez pas la bouteille, servez dans la foulée le deuxième puis le troisième verre. S’il reste de la bière dans la bouteille, redressez-la délicatement et posez-la.