• Saint-Séverin et son histoire

    SAINT SEVERIN et SON HISTOIRE
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    Cette petite commune fait partie de l’entité de Nandrin.Située à 30 Km de Liège et à peine 15km de Huy, elle est traversée par la Nationale 63, connue sous le nom de Route du Condroz.L’entité de Nandrin est constituée des anciennes communes de Villers Le Temple, Saint Séverin,Yernée Fraineux , Nandrin et d’une partie d’Abée –Scry (Quatre Bras ).Saint Séverin est l’un des joyaux de cette entité.Ce gros village tranquille trouve ses origines dans la fondation d’un prieuré Clunisien en 1091.Le Comte de Clermont Gislebert cède à l’abbaye des Saint Pierre et Paul de Cluny en Bourgogne l’église de Saint-Symphorien qui, vers le XII siècle, deviendra Saint Séverin. Les moines et prieurs, selon leur vocation et leur devoir de moines bâtisseurs viennent défricher et y construire une nouvelle église et un prieuré qu’ils occuperont jusqu’au début du XVI siècle. Le nom de «prieuré de Saint Séverin» est, lui, mentionné dés 1107, dans les « Gesta Abbatum Trudonensium ». Les moines Bénédictins de Cluny occuperont  le prieuré jusqu’à la mort de Jean IX de Presseux, abbé du Val-Saint-Lambert. Vers 1513, les biens sont réunis à la mense épiscopale sous le règne d’Erard de la Marck (1505-1538). Pour des raisons inconnues, les Clunisiens vont quitter ce prieuré qui sera alors intégré à la mense épiscopale de Liège.  La Renaissance Liégeoise C’est l’époque où Liège cherche à renaître des cendres laissées par Charles le Téméraire. Cet énergumène à coté duquel la Gestapo et les SS font figure d’enfants de cœur organisera le 30 octobre 1468 un massacre à classer dans les pages les plus noires de l’histoire européenne. Des centaines de Liégeois sont ligotés les uns aux autres et jetés dans la Meuse. Liège, la cité aux 26 clochers, fut brûlée, pillée, détruite, pendant 5 semaines. Devant l’histoire elle devient alors et reste la cité ardente. Pour se faire pardonner de ses crimes, Marie de Bourgogne, la fille du bourreau de Liège offrira à la cité ardente nombre de monuments prestigieux et de trésors qui ont enrichi la Cathédrale Saint Lambert. La révolution française dispersera ce patrimoine en grande partie. Erard de la Marck est alors prince évêque. Son règne, long de 33 ans, est connu pour être celui de la renaissance liégeoise. Le domaine Saint-Séverinois est confié à des administrateurs : Antoine de la Marck (1530-1535), Arnold de Bocholtz (1568). En 1574, le prince évêque Gérard de groesbeek cède les revenus du prieuré aux jésuites de Liège, qui l’administreront jusqu’en 1773. L’église, délabrée, faillit être détruite en 1846. Classée en 1851, elle allait être restaurée progressivement (chœur, transept et absides en 1862, nerfs en 1900). L’église fut construite sous le règne de l’Evêque Aberon II (1138-1145) qui se fit protecteur de cette maison et en consacra l’autel. L’église et le prebytère furent classés par la Région Wallonne « monuments historiques » en 1933 et l’ensemble du site, en 1985. Les modifications de 1915 lui donne son aspect actuel. Mais c’est en 1947 que l’abbé THUNUS s’attèle à la restauration de l’église qui sera achevée e »n 1966. (« 1949-1969 : Saint Séverin en Condroz » par l’abbé Pierre THUNUS). On peut admirer, à l’intérieur des fonts baptismaux du 12 siècle, plusieurs sculptures des 15 et 16 siècle ainsi que le mobilier du 18 siècle. Encore un coup des macrâles  Le village de Saint Séverin ne se limite pas à cet ensemble remarquable, d’autres habitations, généralement d’anciennes fermes en grés datant des 18 et 19 siècles. L’étang qui fait miroir sur la place de l’église et aussi le théâtre d’une légende.Une dame inconnue se présenta au prieuré des moines et demanda le gîte et le couvert contre la promesse de rendre l’étang poissonneux. Devant cette aubaine, les moines accédèrent à sa demande. Et de fait, la pêche miraculeuse eut lieu. De grosses et grasses carpes arrivèrent sur les tables du prieuré, mais la dame, sans doute une macrâle d’Haccourt ou d’Ouffet, n’était autre qu’une envoyée du diable.Bientôt, les moines tombèrent malades et furent obligés de s’expliquer à leur père abbé. Les moines furent condamnés au jeûne et au nettoyage de l’étang qui ne devait plus accueillir de poissons. Une révélation  Si les moines ont disparu … il reste une tradition qui aurait pu être la leur : Saint Séverin a sa bière : « La Romane », bière brassée spécialement pour la confrérie et qui est proposée en trois goûts… Pensez donc, un village placé depuis des siècles à l’ombre d’une église romane où vécurent des moines de Cluny se devait de recréer un breuvage attaché aux traditions monastiques.Le 6 mars 1999, Gilbert Heusdain a l’idée de mettre en contact Guy Mottet (Président du comité des fêtes de Saint Séverin) et Pierre Jacob, un jeune brasseur d’Ambly (Nassogne). Le résultat est une bière ambrée qui dégage un parfum de caramel amer. Elle ne contient que des ingrédients naturels. La belle rousse est une adaptation exclusive au village de Saint Séverin. Et c’est ainsi que Saint-Arnould, Saint-Monon et Saint Séverin veillent sur la destinée d’une bière que vous trouverez en vente à la ferme du Rouwa, Rue El Rouwe, à Saint Séverin. L’art de servir une bière 

    La Romane est une bière vivante refermentée en bouteille. Elle contient donc des levures. Laissez-la reposer quelques jours en cave, à  l’abri de la lumière, mais pas dans le réfrigérateur, vous risqueriez de tuer votre bière qui deviendrait une sauce plate et insipide. Gardez-la debout s’il s’agit de quelques jours, mais couchée si vous la stockez plus longtemps. Une heure avant de la consommer, amenez-la à la bonne température de dégustation, (8 à 10° voir 12° pour la Brune et celle au miel), c’est alors qu’elle dégagera ses arômes les plus subtils…, mais attention, manipulez vos bouteilles avec douceur, sinon à quoi bon les laisser reposer. Préparez vos verres à dégustation, plus larges en bas, plus étroits vers le haut. Lavez-les à l’eau claire, sans détergent, rincez-les juste avant de servir, sans les essuyer. Rassemblez les verres prés de vous, enlevez la capsule puis tirez doucement le bouchon… Servez le premier verre en l’inclinant puis en le redressant au fur et à mesure, lorsqu’il est plein ; ne redressez pas la bouteille, servez dans la foulée le deuxième puis le troisième verre. S’il reste de la bière dans la bouteille, redressez-la délicatement et posez-la


    Souvenirs d’un temps pas encore oublié… Je viens de relire avec plaisir un article de monsieur Georges REM dans la publication : « Si Liège m’était conté de 1966 » concernant les cafés et guinguettes du vieux Liège. L’auteur s’interroge à propos du plus vieux café de Liège encore accessible et de cité le café « Au point de vue » sur l’ex place au chevaux ou sur la place du marché « As Ouhês » ou le café « Café des Deux Fontaines » rue Haute Sauvenière. Je me souviens que dans le passé, les hommes buvaient volontiers leurs gouttes alors que les  dames buvaient du Verjus, vin blanc sucré où macéraient des raisins. Les gosses buvaient  du soda dans des bouteilles à billes aromatisé de grenadine ou de menthe.Adolescent, mon père m’autorisait un  « Fargo grenadine ». Mr REM rapporte qu’autrefois, un mandement du 22 janvier 1716 interdisait de verser à boire les dimanches et jours de fêtes obligatoires durant les offices paroissiaux. Interdiction également de servir les jours de Pâques, Ascension, Pentecôte, Assomption, Toussaint  et  Noël. Il est vrai que naguère les hommes communiaient volontiers au bistrot tandis que les femmes communiaient à l’église. Je ne jouerai pas à l’historien érudit mais avant que les souvenirs ne s’estompent et disparaissent, j’ai remué les souvenirs de deux anciens (non Madame ! je n’ai pas dit deux « vieux » mais deux Saint-Séverinois de souche encore bien actifs sur  « presque » tous les plans). C’est ainsi que j’ai appris que l’on brassait la bière chez NOE, rue d’Engihoul mais aussi que l’on « vidait la goutte » dans pratiquement tous les commerces du village, par exemple : à la coopérative chez HECK, chez JAMART ex-Casse-croûte sur la grande route, chez Théophile BREUSKIN.Rue d’Engihoul, on « vidait aussi la goutte » chez LIMBREE, chez BODEUX, chez Octave DENEUMOSTIER, chez Alfred LOMBA et chez Louis ELOY.Sur la place du village, chez Armand ORY et chez Camille LAMBERT où on jouait aux quilles, chez SALMON, à la fois et coiffeur et chez VIVIANE.Chez GONDA, on dansait dans la salle. Rue des Houssales, on se retrouvait  chez NEFKEN ou chez GOSSET, le cordonnier et chez Alphonse LEFEBVRE.  Enfin, El Rouwe, on «vidait la goutte» chez LACROIX. Dix-sept endroits où, en ces temps-là, on buvait volontiers le péket dans des petits verres sans pied que l’on appelait « Hèna » ou « Plat-cou » ou « Tchiquèt » ou encore  « Hûfion ».  Ne me dit pas que les Saint-Séverinois étaient tous alcooliques, un petit verre de genièvre, il n’y a rien de tel pour vous ragaillardir. De toute façon, c’était au temps où tout le monde se connaissait. En ce temps-là, les gens se saluaient, se parlaient, s’entraidaient, la vie à Saint-Séverin était plus conviviale,Les anciens ont plein d’histoires à raconter, et nous, où en sommes-nous ?   Merci à ces deux Saint-Séverinois, pour ces souvenirs du temps où Saint-Séverin séverinait.                      Nous parlions la dernière fois des endroits où l’on pouvait boire la goutte, mais l’on pouvait aussi boire de l’eau (hem !). Mais ce breuvage ne coulait pas comme aujourd’hui d’un beau robinet chromé. En ces temps là, été comme hiver, il fallait aller remplir ses seaux aux divers puits, pompes et sources du village.  Les ménagères s’y rendaient, leurs seaux pendus au « hârkê » ; c’était l’occasion de papoter, de se raconter les petits événements de la vie, parfois de médire des voisins et voisines. Trois pompes en fonte subsistent encore bien que hors d’usage ; une se trouve rue Petit-Fraineux, une autre au coin de la rue d’Engihoul et de la rue du Bosquet, la troisième est située prés de l’ancienne école des filles. Une source  trouvait au lieu-dit « a l’rodje » pompe à hauteur du virage de la rue de Fraineux.  Une autre encore vers le milieu de la rue El Rouwe à 150 mètres sur la droite. La source du ruisseau « des Fornai » est à environ 300 mètres derrière la chapelle Saint Donat. A coté de la chapelle, rue des Houssales se trouvait une fontaine ainsi que sur la place en face de l’église. On puisait l’eau à 150 mètres derrière la ferme Poulain et à la fontaine du moulin de Falogne.Bien sûr, ces divers poins d’eau approvisionnaient la population en eau potable ; pour la toilette, le bain du dimanche, la lessive, le ménage, beaucoup récoltaient » l’êwe di gotîre » dans des tonneaux de bois ou des citernes. Il est possible aussi que certains disposaient de puits privés, mais je n’ai eu aucune confirmation quant au village de Saint-Séverin. Aujourd’hui, l’eau coule à profusion dans chaque maison au point qu’on la gaspille parfois, mais, serait-il bien sage de s’abreuver encore aux sources naturelles sans doute polluées ? 

    Avec les trois mousquetaires de la « Causette », il est bien agréable de faire revivre ces choses du passé ; merci donc à Yvon Lorneau, Robert Gilson et André Fagnoul, mais je croix que pour eux, c’est l’occasion de revivre leur jeunesse.

     

    Souvenirs d’un temps pas encore oublié…

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  • La Romane en histoire

    La Romane

    Pardi ! A quoi bon remuer le “ moût ” si rien de concret n’en sort ?
    Le Comité des Fêtes de Saint-Séverin se laisse prendre au jeu ! !

    Un village placé depuis des siècles à l’ombre d’une église romane où vécurent des moines de Cluny se devait de recréer un breuvage hautement symbolique.

    Le 6 mars 1999, Gilbert Heusdain (Amateur de bonnes bières belges) a donc eu le privilège (et aussi le plaisir) de mettre en contact Guy Mottet (Président du Comité des Fêtes de Saint-Séverin) et Pierre Jacob, un jeune brasseur d’Ambly (Nassogne)

    Pierre Jacob, un jeune ingénieur en industrie agro-alimentaire, a en effet choisi la voie houblonnée pour se lancer professionnellement. Un choix qui ne s’assimile pas à de la petite bière, car n’est pas fils de “ Cambrinus ” qui veut.

    Depuis 1996, il a mis définitivement au point une bière ambrée, au taux d’alcool bien dosé, sans être excessif, de 7% vol.

    « A portée de nez, elle dégage un parfum de caramel amer. Elle révèle un certain piquant sur la langue et beaucoup de fraîcheur au palais et en arrière bouche. Elle ne contient que des ingrédients naturels, ce qui donne à son perlé beaucoup de finesse et de vivacité, mais sans mousse abondante ». (extrait du Vif l’Express)

    Les premiers brassins furent testés entre amis, avec un certain bonheur. Elle s’appelait alors tout simplement « Cuvée d’Ambly ». Le nom de baptême de cette Ardennaise changea aussi en prenant comme patron « Saint-Monon ».

    Sa belle rousse savoureuse et bien houblonnée, Pierre Jacob accepte de l’adapter pour créer une bière propre au village de Saint-Séverin, une bière franche, ne cachant pas ses mérites par un goût sucré trompeur.

    Et c’est ainsi, pour le plaisir de vos papilles, Saint-Arnould, Saint-Monon et Saint-Séverin veillent sur la destinée d’une bière dont nous sommes fiers, « La Romane de Saint-Séverin ».

    Devinez qui en bave de plaisir … À la vôtre, à la nôtre, à notre bière …

    Aujourd'hui, La Romane est connue bien au delà des nos frontières, afin de lui conservé son caractère convivial et artisanal, elle ne se trouve à la vente qu'à la Ferme du Rouwa, Rue El Rouwe à Saint-Séverin.

    La Romane

    Vous avez découvert la « La Romane » et vous allez pouvoir vous en régaler !

    Mais pour qu'elle vous dévoile toutes ses qualités, quelques conseils ne sont peut-être pas superflus.

    Conseils d’un amateur averti ...

    Vous avez ramené chez vous quelques bonnes bouteilles; ne vous précipitez pas sur le tire-bouchon, « La Romane » est une bière vivante refermentée en bouteille, elle contient donc des levures, laissez-la reposer quelques jours en cave, à l'abri de la lumière mais de grâce, pas dans le réfrigérateur, vous risqueriez de tuer votre bière qui deviendrait une lavasse plate et insipide. Gardez-la debout s'il s'agit de quelques jours mais couchée si c'est pour plus longtemps.

    Une heure avant de la consommer, amenez la à la bonne température de dégustation, 8 à 10° voir 12° pour la Brune et celle au miel, c'est alors qu'elle dégagera ses arômes les plus subtils … mais attention, manipulez vos bouteilles avec douceur, sinon à quoi bon les laisser reposer.

    Préparez vos verres à dégustation, plus larges en bas plus étroits vers le haut. Lavez-les à l'eau claire, surtout pas de détergent, rincez-les juste avant de servir, sans les essuyer.

    Invitez quelques amis, « La Romane » est une bière conviviale qui semble encore meilleure lorsqu'elle est en bonne compagnie ...

    Rassemblez les verres près de vous, avec pondération, enlevez la capsule puis tirez gentiment le bouchon, du calme, elle ne va pas s'en aller... Servez le premier verre en l'inclinant puis en le redressant au fur et à mesure, lorsqu'il est plein; ne redressez pas la bouteille, servez dans la foulée le deuxième puis le troisième verre. S'il reste de la bière dans la bouteille, redressez-la délicatement et posez-la.

    Ca y est, vous pouvez y aller !

    une petite goulée pour rincer la bouche et puis une autre pour goûter pleinement le nectar ... et là plus question de dire du mal de la voisine ou de déblatérer vos confrères; le seul sujet de conversation sera… « La ROMANE » avec une bonne blague de temps en temps, à propos, vous connaissez l'histoire du gars dont le père était stérile ?

     Mottet Guy d'Engihoul, 89
    4550 - NANDRIN
    04/372.01.17 ou
    0477/990464
    guy.mottet@swing.be

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